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 Contre le chaos généralisé : l'armement des travailleurs

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Pascal
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PostSubject: Contre le chaos généralisé : l'armement des travailleurs   Sat Oct 21, 2006 11:53 am

Voilà quelques extraits d'un compte-rendu que j'avais écris en juillet suite à une rencontre avec des camarades irakien(ne)s à Londres

La situation en Irak : chaos généralisé, terreur islamiste, occupation et guerres civiles

Plus de trois ans après le début de l’occupation en Irak, la situation ne fait que se dégrader. Malgré le « plan de sécurité renforcée » du gouvernement, on assiste à une augmentation des violences. C’est ainsi qu’à la fin du mois de juin, une centaine de travailleurs et de travailleuses ont été enlevés par un groupe armé : les femmes ont été libérées, mais les 80 ouvriers masculins ont tous été exécutés. Récemment, ce sont cinquante étudiants sunnites de Bagdad qui ont été enlevés et exécutés par un groupe armé chiite. Comme le rapporte Nadia Mahmood, militante du Parti Communiste Ouvrier d’Irak et du Congrès des Libertés en Irak, et qui a été en Irak en avril : « Des zones chiites, comme al-Khadimiya et al-Gazaliya (quartiers de Bagdad) ne sont pas sûres pour les sunnites ; et des zones sunnites comme la rue Palestine ne sont pas sûre pour les chiites. (…) De nombreux sunnites ont fuit Bagdad pour aller vers des villes majoritairement sunnites et de nombreux chiites fuient vers les villes chiites du Sud. Des familles mixtes chhites-sunnites sont divisées. Si tu as un mari chiite et une femme sunnite, la femme peut fuir vers le nord dans une ville sunnite et l’homme vers le sud dans une ville chiite[1] ». Lors d’une discussion, Dashty Jamal, représentant de la FSCOI (Fédération des Syndicats et Conseils Ouvriers d’Irak), dit que la situation peut tout à fait être comparé à celle de la purification ethnique en Yougoslavie. Ces derniers jours, des milices chiites ont attaqué des villages sunnites, dont des milices aux uniformes noirs et connues pour semer la terreur mais qui sont soutenues par les forces d’occupation américaines.

A la guerre qui dure depuis plus de trois ans maintenant entre les troupes d’occupation et la prétendue résistance, s’ajoute désormais une guerre civile sectaire entre bandes chiites et sunnites, mais aussi des guerres locales entre factions armées rivales. C’est ainsi que Bassora apparaît désormais quasiment comme un Etat indépendant, où trois différentes factions armées chiites se livrent une guerre pour le contrôle de la ville. Ce conflit entre factions rivales a, en une seule journée, provoqué 27 attentats et explosions dans la ville. La ville de Nassiya, où se trouve une grande station hydroélectrique sur le Tigre est elle-aussi l’enjeux de combats entre factions rivales. Bref, de nombreuses zones d’Irak sont sous le contrôle de seigneurs de guerre, de factions et de partis concurrents, si bien que, par exemple, lorsqu’une des factions contrôle un hôpital, l’accès est réservé à ses membres. Cette situation de déliquescence et d’effondrement de toute la société irakienne est la conséquence de l’occupation. La constitution fédéraliste, divisant le pays entre chiites, sunnites et kurdes, imposé en novembre a renforcé les volontés de pouvoirs de seigneurs locaux, quant au « plan de sécurité » du gouvernement, réalisé dans le cadre d’une « conciliation nationale » entre chefs de partis chiites, sunnites et anciens cadres de l’armée de Saddam Hussein, non seulement il n’a pas empêché l’escalade de la violence, mais l’a même favorisé. C’est ainsi que dans un communiqué daté du 22 juin, le Congrès des Libertés en Irak, explique : « Les forces d’occupation et les gouvernements qui se sont succédés (…) ont joué un rôle essentiel dans l’escalade de violence. Les partis qui ont participés à ces gouvernements, qui représentent des groupes ethniques et religieux, sont motivés surtout par leurs propres intérêts et ceux de leur milice. Peut-on attendre d‘eux qu’ils ramènent la paix et la stabilité ? Le nouveau plan de sécurité qui vient d’être annoncé est un moyen répressif de contrôler les régions considérés comme sunnites en fermant les yeux sur ce qui se passe dans les district où les islamistes chiites font régner la terreur au grand jour, et où les islamistes sunnites herchent à exterminer les travailleurs chiites.[2] ». Et on peut noter que la mort récente de Zarkaoui, a relancé les activités d’al-Quaïda et plus généralement de la prétendue « résistance » qui tente de montrer ainsi qu’elle n’est pas brisée par le décès du leader islamiste.

Et bien sûr, ces différentes factions armées, quelles soient chiites ou sunnites, cherchent toutes à imposer un retour aux règles religieuses les plus archaïques. A Bagdad, Sadr City est contrôlé par les milices d’al-Sadr, et les femmes ne peuvent plus y sortir sans porter le hidjab[3]. Et le camarade Falah Alwan, président de la Fédération des Syndicats et Conseils Ouvriers d’Irak, qui vit dans ce quartier depuis sa naissance, a dû récemment le quitter puisqu’il y était en danger. Dans son entretien publié dans « Solidarity », Nadia Mahmood parle d’une femme professeur à l’université de Bagdad qui refuse le voile et qui se trouve sous la pression constante des étudiants. Dans un document diffusé par le Congrès des Liberté en Irak[4], on peut lire : « Les milices d’Al-Sadr, la Brigade Badir et Al-Qaida enferment les femmes dans leurs foyers et leur coupent les jambes si elles sortent avec d’autres habits que la tenue islamique ». Apportant son témoignage par téléphone depuis Bagdad, Yanar Mohammed, responsable de l’Organisation pour la Liberté des Femmes d’Irak, nous informait que son organisation avait obtenu des rapports précis sur 15 femmes assassinées par les islamistes dans la semaine qui venait de s’écouler. Si en Irak comme partout, les femmes sont les premières victimes des groupes islamistes, c’est bien sûr toute la population qui souffre de leur terreur moyen-ageuse. Des musiciens sont menacés et assassinés, des jeunes sont agressés, menacés ou assassinés parce qu’ils portent des shorts, des t-shirts de groupes étrangers, ou une barbe jugée occidentale. A Yousifya et Latifya (Sud de Bagdad) et à Ramadi, des gangs sectaires ont même menacé de tuer les gens qui utiliseraient des glaçons pour refroidir l’eau selon le prétexte que le prophète Mahomet n’avait pas d’eau froide !

Comme l’explique Nadia Mahmood dans « Solidarity » : « Avant 2003, on vivait constamment sous la peur de Saddam. Maintenant les gens vivent toujours dans la peur, mais ils ne savent pas d’où viendra le danger. » Et au-delà des différentes bandes armées, dont les troupes d’occupation et leurs crimes quotidiens comme des carnages, la torture, la destruction de maisons alors que leurs habitants sont à l’intérieur, ce chaos permet aussi la prolifération de groupes de gangsters en tout genre. C’est ainsi que selon les chiffres de l’Organisation pour la Liberté des Femmes d’Irak, depuis trois ans, 2.000 femmes ont été enlevées pour être vendues 10.000 $ à de riches irakiens ou à des seigneurs des Emirats Arabes Unis ou d’autres Etats du Golfe. Nadia expliquait à la réunion que de nombreuses personnes qu’elle a pu rencontrer lors de son séjour en Irak disaient la même chose : « à chaque fois que je sors, je ne suis pas sûr de rentrer chez moi ». La situation est tellement chaotique que, selon Dashty, « les gens réclament la sécurité avant de parler de la nourriture. » Et pourtant, les rations de nourriture ont été encore réduites, pour être maintenant inférieures qu’à l’époque des sanctions économiques et du programme « pétrole contre nourriture », et la plupart de la nourriture distribuée est périmée. Les destructions de la guerre ont créé une masse de sans-logis, vivant par exemple dans le stade de football à Kirkouk ou s’entassant dans des taudis d’une seule pièce.

Un seul espoir : l’armement des travailleurs

« La violence est en hausse à un point qui dépasse l’imagination, chaque jour, on trouve des têtes coupées dans la rue. Il y a de plus en plus de morts, des ouvriers se font tuer, parce qu’ils ne sont pas armés. Les ouvriers, mais aussi les étudiants et d’autres composantes de la société, doivent s’armer pour se protéger. On a rien pu faire pour les 80 ouvriers assassinés, tout ce qu’on peut faire c’est éviter que cela se répète dans l’avenir. » C’est par ces mots que Nadia explique la stratégie actuelle du Congrès des Libertés en Irak et du Parti Communiste Ouvrier d’Irak pour l’armement des travailleurs et de la société civile. Il s’agit, en effet, sous le contrôle du Congrès des Libertés en Irak, de constituer une force armée capable de défendre la population contre les troupes d’occupation et les groupes de l’islam politique. Le Congrès des Libertés en Irak a été lancé il y a un peu plus d’un an, on y trouve le Parti Communiste Ouvrier d’Irak (seul parti adhérent à ce congrès), l’Organisation pour la Liberté des Femmes d’Irak, des syndicats de la FSCOI, des groupes étudiants, des artistes et intellectuels, mas, il y a peu, d’autres organisations syndicales comme le Syndicat du Pétrole ou le Syndicat des Enseignants de Bassora (en tout entre quinze et vingt structures syndicales non-liées à la FSCOI) ont rejoint le Congrès des Libertés sur le mot d’ordre de l’armement des travailleurs. Nombreux, en effet, sont aujourd’hui les ouvriers qui savent que s’ils ne s’arment pas, ils n’ont que peu de chance de survivre. Il ne s’agit pas de créer une force armée coupée de la population, mais bien une force d’autodéfense pour la population, une force capable d’assurer la sécurité dans les quartiers, les lieux de travail et des zones de plus en plus vastes, sur des bases laïques, non-sectaires et non-ethniques, pour l’égalité entre hommes et femmes. Le mot d’ordre du Congrès pour les Libertés en Irak est ainsi justement : « Ni chiites, ni sunnites, nous sommes l’humanité ! ». Au delà de l’aspect militaire (primordial pour se défendre vue la situation), le Congrès a pour projet de façon plus générale l’auto-organisation de la société autour de Maisons du Peuple, de mettre en place des groupes électrogènes pour assurer l’électricité dans les quartiers, des dispensaires de soins, des centres culturels, etc.

Trois quartiers de Bagdad (Al-hussainia, Al-xandaria et Zafaranya) disposent actuellement de forces de défense organisées par le Congrès des Libertés d’Irak. A la mi-juin, les habitants du district industriel de Baiaa (Bagdad) ont aussi décidé de créer un Comité de Défense pour assurer la sécurité du quartier et protéger ses habitants. En mai, dans la région de Safwan (près de Bassora), ce sont 250 paysans qui ont décidé de rejoindre le Congrès des Libertés en Irak et de prendre en charge la sécurité de la frontière avec le Koweït pour empêcher l’infiltration de groupes islamistes. Assurer un minimum de sécurité et la protection de la population est une nécessité, y compris pour pouvoir assurer une activité communiste ou syndicaliste. En effet, les militantes et militants communistes, féministes ou syndicalistes sont les premières cibles des violences islamistes. Et même si le PCOI peut encore tenir sa table de presse hebdomadaire rue al-Muttanabi à Bagdad, il n’a par contre pas été possible d’organiser quoique ce soit pour le 1er Mai dans la capitale à cause du manque de sécurité. Vue la situation, en effet, il est devenu très difficile d’organiser des manifestations ou des meetings.

Si le Congrès des Libertés en Irak a lancé une campagne mondiale pour récolter un million de dollars, afin d’acheter, entre autre, des armes, mais aussi des générateurs électriques, des filtres pour rendre l’eau potable, du matériel pour des dispensaires médicaux et autres choses indispensables à la population, un autre projet du Congrès des Liberté en Irak est de disposer d’une chaîne de télévision par satellite afin de faire entendre sa voix dans un maximum de foyers irakiens, mais aussi, au-delà, dans tout le monde arabe. Pour cela, des négociations sont en cours avec une filiale de France-Télécom, des contacts ont été pris avec des journalistes progressistes de Jordanie et d’Egypte qui sont près à réaliser gratuitement des reportages, et cette chaîne de télé serait partagé avec l’Organisation pour la Liberté des Femmes d’Irak.

L’intervention de Yanar Mohammed puis des discussion avec Houzan Mahmoud ont permis d’avoir des informations sur les activités de l’Organisation pour la Liberté des Femmes en Irak (OLFI). Il est d’ailleurs remarquable de voir que le PCO d’Irak, dans ses organes de direction, est très féminisé : lors de la rencontre on comptait pour l’ensemble de la délégation irakienne un homme pour quatre femmes. Selon Houzan, il est possible que le Parti aurait pu recruter plus facilement s’il n’intervenait pas clairement contre les mœurs et traditions patriarcales, mais c’est justement tout à son honneur d’avoir toujours défendu clairement la ligne communiste d’émancipation de toute l’humanité. On peut d’ailleurs noter que parmi les camarades rencontrées, certaines ont vécu au plus profond de leur chair l’oppression patriarcale, et qu’elles ont, grâce aux idées communistes, trouvé l’espoir d’une vie libre et meilleure. En Irak, l’Organisation pour la Liberté des Femmes d’Irak continue de gérer deux centres pour femmes victimes de violences et/ou menacées de crimes d’honneur, un à Bagdad et l’autre à Kirkouk. Ces centres sont bien sûr secrets et surveillés par des gardes. L’OLFI mène actuellement deux campagnes en Irak. La première contre les enlèvements et trafics de femmes : il s’agit dans un premier temps d’exposer cette question dans les médias, de dénoncer ce trafic ignoble, mais aussi de proposer en même temps aux femmes qui en sont ou qui pourraient en être victimes une aide légale, des refuges, etc. La deuxième campagne concerne les droits des prisonnières détenues par les troupes d’occupation. Grâce à une campagne de longue haleine, l’OLFI a reçu l’autorisation du gouvernement d’aller visiter les prisons, ce qui permet de parler aux prisonnières, de vérifier que leurs droits sont respectés, de vérifier qu’elles ne sont pas torturées ou agressées sexuellement, et de dénoncer les abus qu’elles subissent. En plus de ces campagnes, avec des médecins sympathisants, l’OFLI intervient dans des quartiers très pauvres pour offrir une aide médicale aux femmes et aux enfants. Elle lutte aussi pour permettre aux enfants des camps de réfugiés d’être scolarisés.

[1] Solidarity, journal de Workers’Liberty, 22 juin 2006.

[2] Communiqué du Congrès des Libertés en Irak, 22 juin 2006.
http://www.solidariteirak.org/article.php3?id_article=577

[3] « Voile islamique », il est à noter que le mot arabe « hidjâb » (حِجَاب) vient de la racine hajaba, « dérober au regard, cacher », et désigne « tout voile placé devant un être ou un objet pour le soustraire à la vue ou l'isoler ». Il prend donc également le sens de « rideau », « écran ». Bref, le sens correspondant à ce mot est plus large que notre équivalent français « voile » qui couvre pour protéger ou pour cacher, mais ne sépare pas, et indique bien, dans sa racine même, une logique de ségrégation sexiste.

[4] IFC lauches campaign to raise one million dollars, 25 juin 2006.

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PostSubject: Re: Contre le chaos généralisé : l'armement des travailleurs   Sat Oct 21, 2006 11:58 am

Sur le sujet de l'armement des travailleurs et des travailleuses en Irak, voilà la position du Parti Communiste Ouvrier d'Irak :

Quote :
Premier mai, jour de soutien à l’armement des travailleurs irakiens

Tout autour du monde, une guerre féroce est menée contre les travailleurs. Les producteurs de la richesse et les créateurs de la vie sont non seulement plongés dans des conditions d’esclavage, mais forcés d’engager une dure lutte pour la survie. Des Etats-Unis jusqu’à la France, du Royaume-Uni jusqu’à la Chine et des puits d’huile du golfe persique aux mines d’or d’Afrique du Sud, malgrè de colossales avancées dans tous les domaines, les travailleurs doivent se battre au jour le jour pour leurs droits démocratiques, pour défendre leurs acquis conquis cinquante ans plus tôt et pour fixer leurs salaires assez hauts pour se maintenir vivants. Ils doivent se tenir prêts, constamment, à se battre contre l’attaque féroce du capital et des capitalistes.

Cepandant, la lutte pluriséculaire de générations de travailleurs, et leurs droits acquis durement, empêchent au système capitaliste de révéler son essence brutale et sanglante. En France, en Angleterre et même en Amérique, des millions de travailleurs mécontents font face aux attaques des capitalistes, les contrecarrent et posent des jalons pour imposer leurs revendications. L’état de préparation au combat des travailleurs d’Europe et d’Amérique n’autorise pas Bush, Blair et les autres leaders bourgeois à révéler leur vraie brutalité. Malgrè les évidents projets anti-ouvriers de ces Etats "démocratiques" pour leur propre pays, ce n’est pas principalement dans les rues de New York ou de Londres et contre les travailleurs immigrés ou retraités, mais dans les ghettos de Baghdad, Falluja, Ramadi et dans les prisons d’Abu Ghuraib et de Bassora que la vraie nature anti-humaine de ces états est la plus éclatante.

La guerre U.S. a ruiné la société irakienne. En attaquant l’Irak, Bush et Blair ont fait chuter des millions de personnes de ce pays dans un vrai enfer. Il est rare qu’un jour passe sans que quelques horribles événements et massacres aient lieu dans ce pays. Par les destructions qu’elle a causé et par sa politique inhumaine de division de la société irakienne selon les frontières ethniques et sectaires, la guerre U.S. a transformé l’Irak en un champ pour la bataille brutale qui oppose les gangs et les milices sectaires et ethnocentriques. En plus de la possibilité de tomber victimes des balles des forces U.S. et britanniques, les travailleurs irakiens doivent faire face non seulement aux attaques de leurs employeurs et de l’état, mais aussi à celles des groupes criminels de l’islamisme et de l’ethnocentrisme. Les usines, les routes pour aller et venir au travail, sont de vrais champs de bataille, où de nombreux travailleurs perdent la vie tous les jours.

Face à cette dangereuse situation, les travailleurs irakiens ont recours aux armes. Prendre les armes est la seule voie pour se défendre et pour survivre. Pour se libérer, mais aussi pour se maintenir vivants, les travailleurs ont besoin de prendre les armes. Pour libérer la société irakienne de l’occupation, de la guerre, des meurtres et du terrorisme, pour reconstruire la société civile dans ce pays, les travailleurs ont besoin de leurs propres forces armées indépendantes.

Le parti communiste-ouvrier d’Irak tâche d’armer les travailleurs, et d’établir l’armée du prolétariat irakien. Le Congrès des Libertés en Irak, qui lutte pour en finir avec l’occupation et pour la société civile, est notre outil pour armer les travailleurs et pour qu’ils aillent de l’avant.

Travailleurs et amis de la liberté partout dans le monde !

Le 1er Mai est le jour pour commencer à établir les forces militaires indépendantes des travailleurs irakiens. Faisons du 1er mai, tout autour du monde, un jour de solidarité et d’aide à l’établissement de l’armée prolétarienne en Irak. Aujourd’hui, vous pouvez matérialiser votre soutien humain et de classe en soutenant l’effort pour forger cette armée. Vos slogans et vos cris contre l’occupation de l’Irak ne peuvent rien changer si ils ne renforcent pas les forces armées des travailleurs d’Irak. En défense de la vie et des droits des travailleurs irakiens, soutenez et donnez des fonds pour construire l’armée prolétarienne en Irak. Soutenez et rejoignez le Congrès des Libertés en Irak.

- Vive le premier mai, le jour de solidarité internationale de la classe ouvrière !

- En avant pour construire l’Armée Prolétarienne en Irak !

- Longue vie au Congres des Libertés en Irak !


Parti Communiste-ouvrier d’Irak - 25 Avril 2006

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PostSubject: Re: Contre le chaos généralisé : l'armement des travailleurs   Sat Oct 21, 2006 12:03 pm

Depuis, bien sûr, la terreur ne cesse pas en Irak :

Dépèche Reuters - 13 octobre 2006 :
Quote :
Les corps de 14 ouvriers irakiens découverts près de Bagdad

DHOULOUYA, Irak (Reuters) - Les corps de 14 ouvriers du bâtiment, la gorge tranchée, les pieds et les mains liés, ont été découverts dans un verger près de Dhoulouya, à 40 km au nord de Bagdad, apprend-on auprès de la police irakienne.

Selon la police, les victimes faisaient partie d'un groupe de 17 ouvriers enlevés jeudi alors qu'ils venaient de quitter leur lieu de travail.

La plupart étaient originaires de la ville en majorité chiite de Balad, située au nord de Bagdad, a indiqué une source policière.

Ils ont été arrachés de leur véhicule à l'aube puis abattu par des inconnus, a précisé la police.

Quote :
655.000 morts depuis mars 2003

Des spécialistes de santé publique américains et de l’université de Bagdad chiffrent à 655.000 morts, le bilan humain, du côté des civils irakiens, des trois années écoulées depuis l’intervention américaine en Irak en mars 2003, dans un article mis en ligne mercredi 11 octobre par la revue médicale The Lancet.

La précédente estimation, parue dans la même revue médicale britannique en octobre 2004, était d’environ 100.000 morts civils liés à cette intervention, entre mars 2003 et septembre 2004.

Sur ces 655.000 morts environ 601.000 sont dues à des causes violentes, dont 56% à la suite de tirs, souligne l’article. Les morts attribuables aux forces de coalition seraient de 31%, d’après Lancet.

Les auteurs dénoncent l’urgence humanitaire que constitue une pareille progression, le taux de mortalité brut étant passé de 5,5 pour mille habitants, avant l’intervention américaine, à 13,3 pour mille par an pendant la période d’occupation.

De tels taux de mortalité sont peut être courants en temps de guerre, mais la durée de ce conflit associée à l’importance de la population affectée (le pays compte près de 27 millions d’habitants) ont fait de ce conflit international l’un des plus meurtriers du 21e siècle, d’après les auteurs, dont le Dr Les Roberts de Baltimore (Johns Hopkins), déjà signataire de la précédente estimation.

La guerre du Vietnam a fait 3 millions de morts parmi les civils, le conflit en République démocratique du Congo est responsable de 3,8 millions de morts et au Timor oriential, on estime à 200.000 le nombre de morts sur une population totale 800.000 personnes.

Selon des estimations parues le 15 septembre dans la revue américaine Science, 200.000 personnes sont mortes au Darfour sur une période de 31 mois s’achevant en mai 2006, relèvent-ils.

Nouvel Observateur - 13 octobre 2006

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PostSubject: Re: Contre le chaos généralisé : l'armement des travailleurs   Sat Oct 21, 2006 12:15 pm

A propos de l'activité de la "Force de Sécurité" du Congrès des Libertés en Irak, ,elles sont par exemple intervenues début octobre 2006 pour aborder les questions de la détérioration de la sécurité dans plusieurs quartiers de Bagdad ou au Collège des Enseignants de la capitale.



Selon un communiqué daté du 16 octobre, ces forces de sécurité sont intervenues dans le quartier situé près de ce collège suite à une information comme quoi un attentat à la voiture piégée devrait avoir lieu. Si cette information s'est relevée fausse, les forces de sécurité du CLI s'aprètent, suite à la demande de la population, à assurer la sécurité dans des zones comme le quartier de Alsanii (où vivent plus de 10.000 ouvriers et où se trouvent 2500 entreprises), Mahmuodiah (district sud de Bagadad) et à Bassora.

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PostSubject: Re: Contre le chaos généralisé : l'armement des travailleurs   Sat Oct 21, 2006 1:04 pm

L'article de "Lutte Ouvrière" du 20 octobre 2006 :

Quote :
Irak: 655 000 morts en trois ans

Le général Dannatt, chef de l’armée britannique, vient de prendre position dans les colonnes du journal Daily Mail pour que les troupes du Royaume-Uni présentes en Irak, quelque 7000 soldats basés pour la plupart dans le sud de l’Irak en région majoritairement chiite, «se retirent bientôt».

Selon Dannatt, les «difficultés que (le Royaume-Uni) rencontre dans le monde» sont exacerbées par la présence de ses troupes en Irak. Critiquant la stratégie du gouvernement Blair et la manière dont la guerre en Irak a été menée par les grandes puissances, il constate que les forces britanniques n’ont pas «été invitées en Irak» mais qu’elles ont «enfoncé la porte».

Si tout cela est une évidence, le fait que le chef de l’armée britannique lui-même le dise pose évidemment un problème au gouvernement Blair.

En effet, les cent cinquante mille militaires que les grandes puissances ont expédiés en Irak n’y sont pas les bienvenus, la guerre qu’elles ont commencée en mars 2003, sous prétexte de rechercher les armes de destruction massive qui n’ont jamais été aux mains du régime irakien, n’a fait que semer la souffrance et la mort. Les attaques et l’occupation qui a suivi ont contribué, ne serait-ce que par les destructions, à aggraver les conditions de vie de la population, dont la moitié seulement peut désormais accéder à l’eau potable. L’une des pires bombes que les grandes puissances ont allumées en Irak est la guerre civile qui s’y déroule désormais, conséquence directe de l’occupation. Dernièrement encore, en quatre jours, les attentats organisés par les groupes opposés sunnites et chiites ont fait plus de 90 morts.

On peut parler de destruction massive de l’Irak. En trois ans et demi de guerre, plus de 655000 Irakiens sont morts dans ce pays de moins de 27 millions d’habitants, ainsi que l’affirme la revue médicale britannique The Lancet qui publie une étude basée sur les travaux de chercheurs américains, réalisés en Irak. En trois ans et demi de guerre, 2,5% de la population irakienne aurait péri, dont 601000 personnes à la suite des bombardements, des tirs, des explosions. La différence réside, selon l’étude, dans l’augmentation de certaines maladies, cancers, maladies cardiaques et autres, augmentation liée elle aussi directement aux conséquences de la guerre et de l’occupation. Dans un tiers des décès, les armées des grandes puissances seraient même directement en cause.

Les auteurs de l’étude, constatant que le taux de la mortalité entre l’avant-guerre et «l’après» est passé de 5,5 à 13,3 pour mille habitants, parlent «d’urgence humanitaire». Imperturbable, George Bush a contesté les résultats de cette étude, il s’en tient pour sa part à un bilan de 30000 victimes, seulement, n’ose-t-il pas ajouter. Il ne cite pas non plus les soldats morts dans cette guerre interminable, plus de 2600, la plus grande partie Américains, ce qui fait dire à une majorité de la population américaine comme britannique qu’il faut cesser cette guerre, cette occupation sanglante qui pèse chaque jour davantage son poids de morts, de blessures, de peur et de souffrance.

Viviane LAFONT

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PostSubject: Re: Contre le chaos généralisé : l'armement des travailleurs   Sat Oct 21, 2006 2:13 pm

Reuters - 20 octobre 2006 :

Quote :
Affrontements entre policiers irakiens et miliciens chiites

Des combats entre policiers irakiens et miliciens chiites ont fait 15 morts et près de cent blessés depuis jeudi dans la ville d'Amara, dans le sud de l'Irak, région dont le contrôle a été remis il y a deux mois aux autorités irakiennes par les forces britanniques.


Le Premier ministre irakien Nouri al Maliki a dépêché sur place son ministre de la Sécurité nationale, Chirouane al Ouaeli, pour tenter de mettre fin aux affrontements. Un émissaire de l'imam radical chiite Moktada al Sadr est également arrivé vendredi à Amara, selon une source proche des services de sécurité.

Interrogé par téléphone, Ouaeli, en route vers Amara, a déclaré à Reuters que la situation y était "sérieuse" mais a démenti que la ville soit entièrement aux mains des miliciens chiites de l'Armée du Mehdi, les partisans de Sadr.

Il a précisé que l'assassinat du chef des services de renseignement de la police avait déclenché les affrontements dans la ville, sur fond de querelles tribales.

"Notre priorité, c'est de mettre fin aux combats. Tous les chefs religieux ont donné des instructions pour calmer les choses", a expliqué Ouaeli.

Selon une autre source, les combats ont commencé quand le frère d'un des chefs de l'Armée du Mehdi a disparu. Pensant qu'il avait été arrêté, des miliciens chiites ont attaqué des postes de police au lance-roquettes et à l'arme automatique. La police irakienne a ensuite occupé les bureaux des partisans de Sadr dans la ville.

Le contingent britannique à Bassorah a dépêché à Amara deux compagnies, soit environ 230 hommes, pour protéger les locaux de la police irakienne.

A Balad, à 80 kilomètres au nord de Bagdad, où des exécutions sommaires entre chiites et sunnites ont fait une soixantaine de morts depuis une semaine, des tirs de mortier ont tué neuf personnes jeudi, suscitant des représailles des miliciens chiites qui ont attaqué deux villages sunnites de la région, a rapporté vendredi la police.

Le contrôle de Balad avait été remis aux autorités irakiennes par les forces américaines il y a quelques mois.

A Bagdad, le couvre-feu est toujours en vigueur. Jeudi, Washington a reconnu que l'offensive menée depuis deux mois dans la capitale pour mettre fin aux assassinats et aux attentats n'avait pas amené les résultats attendus et qu'un aménagement des mesures prises s'imposait.

Le Premier ministre Maliki a rencontré cette semaine Sadr, ainsi que le grand ayatollah Ali al Sistani, pour tenter de mettre un terme aux affrontements interconfessionnels à travers le pays.

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PostSubject: Re: Contre le chaos généralisé : l'armement des travailleurs   Sun Oct 22, 2006 12:26 pm

Plus de 60 morts dans des violences en Irak
19/10/2006 16h43

BAGDAD (AFP) - L'Irak a été ensanglanté jeudi par de nouvelles violences ayant fait une soixantaine de morts à quelques jours de la fin d'un mois de ramadan particulièrement meurtrier, alors que Londres et Washington ont écarté un changement de stratégie dans ce pays, malgré les critiques.

Un attentat suicide au camion piégé a visé une caserne de la police dans le nord de Mossoul (370 km au nord de Bagdad), tuant 11 personnes et blessant 26 autres. Quatre personnes ont en outre péri dans deux attaques avant que le couvre-feu ne soit décrété dans cette ville.

L'armée américaine a recensé entre 06H30 (03H30 GMT) et 09H00 onze attaques à Mossoul. Elle ne déplore toutefois aucune victime.

Plus au nord, 17 personnes ont été tuées et 72 blessées dans deux attentats suicide à la voiture piégée, l'un contre le siège d'une banque à Kirkouk et l'autre contre un barrage militaire à l'ouest de cette ville, selon la police.

Dans la région de Baaqouba, une région rebelle au nord de Bagdad, une bombe a explosé dans un marché, peu avant le repas de rupture de jeûne, faisant 17 morts et 37 blessées

Malgré la mise en place de différents plans de sécurité, les violences continuent de faire des dizaines de morts par jour en Irak.

Selon l'armée américaine, les trois premières semaines du mois de ramadan ont vu les attaques en Irak augmenter de plus de 20%, les violences visant de plus en plus les forces de sécurité.

Les attaques à Bagdad ont augmenté de 22% par rapport aux trois semaines précédant le début du ramadan. 73 soldats américains sont morts depuis début octobre.

"Ce n'est pas une coïncidence si la montée des attaques contre les forces de la coalition et l'augmentation du nombre des victimes américaines coïncide avec notre présence croissante dans les rues de Bagdad et la course aux élections de mi-mandat américaines", a affirmé le général William Caldwell, porte-parole de la Force multinationale à la presse.

A Bagdad, une bombe a explosé à Doura au passage d'une patrouille de police, faisant cinq morts. A Baaqouba, au nord de Bagdad, où les attaques rebelles sont fréquentes, neuf personnes ont péri dans différentes attaques.

En outre, les corps de 31 victimes de violences confessionnelles ont été découverts à Bagdad. Selon la police, les victimes portent des traces de torture et sont criblées de balles.

Mercredi, le Premier ministre Nouri al-Maliki avait pressé les Irakiens de s'unir, après avoir rencontré la plus haute autorité chiite du pays, le grand ayatollah Ali Sistani, et le dirigeant radical chiite Moqtada Sadr.

Or des affrontements ont opposé jeudi à al-Amara (sud) des miliciens de l'armée du Mahdi de Moqtada Sadr à des policiers irakiens, faisant 7 morts, quatre civils et trois hommes armés.

Malgré les lourdes pertes américaines récentes et les appels de plus en plus pressants à un changement de politique, y compris dans la majorité républicaine, la Maison-Blanche a écarté un changement de stratégie en Irak.

"Non", a répondu son porte-parole Tony Snow à la presse qui lui demandait si la mort de dix soldats américains, mardi, conduisait le président George W. Bush à reconsidérer sa position.

"La stratégie, c'est de l'emporter. Le président comprend non seulement la difficulté d'y parvenir, mais il pleure ceux qui ont servi", a déclaré M. Snow. Mais "il faut l'emporter. Et cela a un prix".

Depuis début octobre, 73 soldats américains ont été tués en Irak, où 140.000 militaires sont déployés. Ce mois s'annonce comme l'un des plus meurtriers pour l'armée américaine, qui a perdu 2.779 soldats depuis l'invasion de mars 2003, selon un décompte de l'AFP basé sur les chiffres du Pentagone.

Le Premier ministre britannique Tony Blair, dont le pays maintient 7.200 soldats en Irak, a réaffiché aussi sa détermination à y rester aussi longtemps que nécessaire pour éviter un "désastre".

Par ailleurs, le procès pour génocide contre les Kurdes de l'ancien président Saddam Hussein a été ajourné au 30 octobre.
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PostSubject: Re: Contre le chaos généralisé : l'armement des travailleurs   Tue Oct 24, 2006 9:08 pm

L'Orient le Jour - 24 octobre 2006

Quote :
Le ramadan le plus meurtrier de la guerre s’achève par des attentats

Un triple attentat a été commis hier sur un marché fréquenté de Bagdad, illustrant jusqu’au dernier moment la violence qui a caractérisé le mois du ramadan le plus meurtrier de la guerre.

À l’approche de la fête du Fitr – qui est célébrée aujourd’hui par les sunnites et demain par les chiites –, une série de fortes explosions ont été entendues hier, comme chaque jour, dans divers quartiers de Bagdad. Cinq personnes ont été tuées et vingt-deux blessées lorsqu’un kamikaze a fait exploser sa charge devant des magasins de vêtements très fréquentés, selon un nouveau bilan de source hospitalière. Deux attentats avaient été commis quelques heures auparavant dans un marché fréquenté de Bagdad, faisant deux morts et cinq blessés. En soirée, on apprenait en outre que quinze recrues de la police irakienne ont été tuées et 24 blessées par une bombe artisanale, hier après-midi, près de Baaqouba (60 km au nord de Bagdad). Samedi à la tombée de la nuit, 20 personnes avaient été tuées et une trentaine blessées par l’explosion de cinq bicyclettes piégées sur un marché populaire très fréquenté, à Mahmoudiyah, à 30 km au sud de Bagdad, selon le bilan du ministère de la Défense. La situation demeure également tendue dans des zones du sud irakien où les milices chiites ont combattu les forces de police ces derniers jours. Les autorités ont imposé hier un couvre-feu dans la ville de Soueira (60 km au sud-est de Bagdad), après des affrontements de policiers avec des miliciens de l’Armée du mehdi, contrôlée par la dirigeant radical chiite Moqtada Sadr. Plus au sud, dans la ville d’al-Amara, l’armée irakienne veille sur un cessez-le-feu précaire intervenu entre cette puissante milice et la police, après des affrontements qui ont fait 24 morts et quelque 150 blessés.

Par ailleurs, deux soldats américains ont été tués au combat, portant à 80 le bilan des pertes américaines depuis le début du mois d’octobre, a annoncé dimanche le commandement américain. Depuis 2003, 2786 soldats américains et personnels assimilés ont été tués en Irak, selon un décompte de l’AFP basé sur les chiffres du Pentagone.

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PostSubject: Re: Contre le chaos généralisé : l'armement des travailleurs   Tue Oct 31, 2006 10:40 am

La Presse Canadienne, 30 octobre 2006

Quote :
Les violences font plus de 80 morts en Irak

Plus de 80 personnes ont été tuées ou retrouvées mortes lundi en Irak, dont 33 dans un attentat qui visait des travailleurs journaliers à Bagdad.

La bombe a visé les hommes qui se rassemblaient dans un marché du bidonville de Sadr City dans l'espoir de trouver un travail dans le bâtiment. La déflagration a entièrement dévasté toute une série d'étals vers 6h15 (3h15 GMT) fauchant les travailleurs journaliers. Au moins 33 personnes ont été tuées et 59 autres blessées, selon le commandant de police Hashim al-Yasiri.

Ce quartier à une très large majorité chiite est un fief de la milice de l'Armée du Mahdi montrée du doigt pour bon nombre d'exactions sectaires dans la capitale irakienne. Il compte 2,5 millions d'habitants et a été le théâtre de très nombreux attentats à la bombe attribués aux combattants d'Al-QaJida en Irak.

L'armée américaine et les forces de sécurité irakiennes ont bouclé Sadr City depuis la semaine dernière et le lancement d'une opération de fouille à la recherche d'un chef présumé d'une brigade chiite de la mort toujours introuvable.

Blessé à la tête et aux épaules, Ali Abdul-Ridha patientait avec son frère et une centaine d'autres personnes lorsqu'il a entendu une vaste explosion". L'opération de l'armée dans le quartier "a contraint les membres de l'Armée du Mahdi, qui patrouillaient dans les rues, à disparaître", a déploré cet homme de 41 ans sur son lit d'hôpital.

Parmi les personnes tuées figurait une femme qui vendait du thé et trois enfants âgés de 10 à 15 ans, a précisé le capitaine de police Khadhim Abbas Hamza.

Par ailleurs, des hommes armés ont tué un universitaire sunnite Essam al-Raoui, responsable de l'Union des professeurs d'université, alors qu'il quittait son domicile de Bagdad. Au moins 156 universitaires ont été tués depuis le début de la guerre.

Près de Bassorah, dans le sud du pays, une bombe placée sur une route a explosé au passage du convoi d'une compagnie privée de sécurité, faisant trois morts, selon la police irakienne et l'armée britannique. Après l'explosion, le convoi a essuyé des tirs et une fillette irakienne a été tuée dans la fusillade qui a suivi, selon le commandant Charlie Burbridge, un porte-parole des forces britanniques à Bassorah, quartier général du contingent de 7.200 hommes.

En outre, l'armée américaine a annoncé lundi qu'un Marine avait été tué samedi dernier, ce qui porte à 100 le nombre de militaires américains tués en Irak en octobre, soit le quatrième bilan mensuel le plus lourd pour les Etats-Unis depuis le début du conflit en mars 2003. Il a succombé à "des blessures subies au combat", a précisé l'armée américaine dans un bref communiqué.

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PostSubject: Re: Contre le chaos généralisé : l'armement des travailleurs   Sun Nov 05, 2006 12:38 pm

Mahmoodya : les forces de sûreté de l’IFC interviennent contre une milice islamique pro-gouvernement

30/10/06, Mahmoodya, à 25 km au sud de Bagdad - les Forces de sûreté de l’IFC (Congrès des libertés en Irak) ont empêché une attaque menée par la milice armée du Parti islamique - l’un des partis représenté à l’assemblée nationale - contre un quartier populaire. La présence des Forces de sûreté, qui protégent le secteur à la demande des habitants, a empêché l’attaque. Abdalhadi Alfatlawi, correspondant de presse de l’IFC pour Mahmoodya, a signalé l’événement et enverra des informations complémentaires dès que possible.

Déjà, le 16 octobre, dans le quartier de Aliwathya à Bagdad, elles avaient contrôlées une voiture soupçonnée d’être piégée, et bouclé le quartier pour éviter de mettre des vies en danger en cas d’explosion. Il s’était avéré qu’il s’agissait d’une fausse alerte. Peu de temps auparavant, le camarade Abdalhadi Alfatlawi, du comité exécutif de l’IFC, avait rencontré le principal de l’institut de formation des enseignants, dans ce même quartier, afin de proposer l’aide des forces de sûreté pour permettre au cours de reprendre dans des conditions sûres.

Les forces de sûreté ont également commencé à se déployer à Alsanii, un autre quartier de Bagdad, et à Bassora. Elles se reconnaissent à leur uniforme : jean, chemise bleu ciel et brassard. Equipées de fusils d’assaut, elles ont pour rôle d’assurer la protection de la population civile de la guerre civile.

Solidarité Irak, 2 novembre 2006
http://www.solidariteirak.org/article.php3?id_article=617

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PostSubject: Re: Contre le chaos généralisé : l'armement des travailleurs   Wed Dec 06, 2006 12:01 pm

Article paru dans "Lutte Ouvrière" du 29 novembre :

Quote :
Devant le chaos croissant: l’impérialisme à la recherche d’une porte de sortie

Jeudi 23 novembre, des attentats à la voiture piégée faisaient plus de 200 morts et 150 blessés parmi la population du quartier chiite de Sadr City, à Bagdad, la capitale irakienne. Le lendemain, en riposte à ces attentats, des tirs de mortiers s’abattaient sur une enclave sunnite de la ville. Chaque jour, des dizaines de morts s’ajoutent à la liste.

L’Irak est déchiré depuis des mois par les affrontements qui opposent différentes factions, chiites et sunnites. À Bagdad, chaque arrondissement, chaque quartier, est maintenant sous la coupe d’un chef religieux et de sa milice, tel l’imam intégriste Moqtada El Sadr qui règne sur un des quartiers les plus pauvres de la capitale irakienne. Chaque milice patrouille «son» quartier, dresse des barrages, interpelle les passants, vérifie les identités, et tue parfois froidement ceux dont la carte d’identité porte un nom montrant qu’ils n’appartiennent pas à la «bonne» confession. Les fausses cartes d’identité portant des noms typiquement chiites ou sunnites, et permettant de passer les nombreux «check-points» qui quadrillent désormais le pays s’arrachent au marché noir.

En chassant Saddam Hussein, l’impérialisme américain a laissé un vide politique que les institutions mises en place par Washington et Londres n’ont pas comblé. Trois ans après la chute du dictateur qui fut longtemps un des principaux soutiens de l’impérialisme dans la région, il n’a toujours pas réussi à rétablir une stabilité malgré la présence d’importantes forces armées. Son intervention a libéré des forces qu’il s’avère incapable de contrôler.

Alors que Bush continue à nier l’état de guerre civile qui déchire l’Irak, dans les coulisses, les états-majors militaires ou diplomatiques étudient des solutions pour sortir du bourbier sans abandonner totalement au chaos cette région stratégique et riche en ressources pétrolières.

On parle même maintenant du rôle de garant de la stabilité que pourraient jouer l’Iran et la Syrie. Justement, on a assisté à une «réconciliation» entre la Syrie, pays à majorité sunnite et auquel on attribue le soutien à certaines milices sunnites, et l’Irak. Walid Mouallem, le chef de la diplomatie syrienne, en visite à Bagdad le 21novembre dernier, a déclaré à cette occasion que son pays serait prêt à fournir «toute l’aide possible» à l’Irak «pour le maintien de son unité».

Dans le cadre de sa recherche d’un règlement régional, l’Iran chiite pourrait aussi être mis à contribution. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad est intervenu lors de la venue du président irakien Jalal Talabani, à Téhéran, le 27novembre, en déclarant que: «Toute l’aide dont la nation et le gouvernement iranien sont capables sera fournie».

En fait, malgré les invectives des dirigeants américains contre l’Iran, une collaboration existe déjà. Pierre-Jean Luizard, auteur d’un ouvrage intitulé la Question irakienne, y constatait déjà que: «Jusqu’à aujourd’hui et contrairement aux discours officiels, les États-Unis n’ont eu qu’à se féliciter de la politique iranienne en Irak. C’est grâce à la bénédiction de Téhéran que Washington a pu établir un partenariat inavoué avec la majorité chiite d’Irak sans lequel ce pays se serait depuis longtemps déjà transformé en enfer pour les troupes de la coalition.»

De la collaboration sous la table, passera-t-on à la collaboration ouverte, voire aux embrassades? On n’en est pas là mais le régime iranien pourrait être bien utile à l’impérialisme s’il acceptait, avec la Syrie, de se faire le protecteur d’une nouvelle dictature en Irak. Ce ne serait pas la première fois que des «forces du mal» deviendraient subitement celles du «bien».

En tout cas, quels que soit les choix que fera l’impérialisme, la population irakienne, elle, va continuer encore longtemps à souffrir du chaos que sa politique a engendré.

Aline RETESSE

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