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 Mortes ou vives : le trafic de femmes (sur Arte)

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Yasmina17
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Number of posts : 114
Localisation : France
Registration date : 2006-08-21

PostSubject: Mortes ou vives : le trafic de femmes (sur Arte)   Mon Oct 23, 2006 12:06 am

Les violences faites aux femmes augmentent partout dans le monde. En Asie, on estime à 100 millions le nombre de femmes manquantes. Les femmes des pays pauvres sont aussi les principales victimes de l'esclavage. "Thema" enquête, avec notamment un documentaire exceptionnel qui a reçu le Prix Albert-Londres 2006.

mardi, 24 octobre 2006 à 20:40
La malédiction de naître fille
En Inde, au Pakistan et en Chine, Manon Loizeau et Alexis Marant ont enquêté pour comprendre pourquoi il "manque" aujourd'hui cent millions de femmes en Asie. Un film choc, qui donne un visage humain aux statistiques et prend la pleine mesure d'une catastrophe en marche.


Il manquerait en Asie plus de cent millions de petites filles, qu'on n'a pas laissé naître ou pas laissé vivre. C'est la conséquence tragique de plusieurs siècles d'infanticides de bébés filles, auxquels s'ajoutent aujourd'hui des millions d'avortements sélectifs rendus possibles par la généralisation de l'échographie. Manon Loizeau et Alexis Marant sont partis à la recherche de ces disparues sans nom, sans visage et sans sépulture, en Inde, en Chine et au Pakistan. Ils y ont entrevu le spectre d'un monde dépourvu de femmes, où les bancs des écoles sont occupés par une écrasante majorité de garçonnets et où le mariage est devenu un privilège réservé aux plus riches. À Karachi, au Pakistan, une pauvreté grandissante cause chaque jour l'abandon de bébés filles, mortes ou vives, dans les fossés de la ville. Au Pendjab et dans l'Haryana, riches provinces du nord de l'Inde, c'est au contraire la relative prospérité qui explique le phénomène des "femmes manquantes". Car la généralisation de l'échographie, y compris dans les campagnes, et le refus des jeunes femmes éduquées de voir leur enfant subir le même destin qu'elles, ont fait exploser le nombre d'avortements sélectifs. En Chine, enfin, la "disparition" des filles est d'abord une conséquence de la politique de l'enfant unique mise en place il y a vingt ans et toujours pas remise en cause. À l'échelle du continent, il est trop tôt pour savoir si les campagnes lancées par les gouvernements, de plus en plus actifs sur la question, parviendront à enrayer la catastrophe en marche.

mardi, 24 octobre 2006 à 21:50
Vie d'esclaves
À travers le destin de Hawa et Adama, deux fillettes de Sierra Leone vendues par leurs parents à de riches familles vivant à l'étranger, Dominique Torres montre comment l'esclavage se perpétue au coeur de l'Europe.


L'histoire se passe à la fin des années 1990, dans les quartiers chic de Londres, au pays de l'habeas corpus. Mais elle commence sur le continent africain, à Freetown, capitale de la Sierra Leone. Encore enfants, Hawa et Adama ont été vendues par leurs parents à des intermédiaires, ceux que l'ONU appelle désormais des "trafiquants d'êtres humains", pour le compte de riches Libanais. Le chemin des deux petites esclaves les a d'abord conduites à Beyrouth, puis dans la capitale britannique. Toutes deux ont connu des destins similaires. L'une était régulièrement violée par le chef de famille et ses fils, l'autre séquestrée, battue et exploitée dans une très belle demeure. Un jour, la peur au ventre, elles ont décidé de s'enfuir. Toutes deux racontent leur calvaire et leur libération, dans un documentaire émouvant qui, dix ans après sa réalisation, reste toujours d'actualité. Car aujourd'hui, elles sont encore des centaines de milliers, comme Hawa et Adama, à être vendues et exploitées de par le monde, même si les procès se multiplient. En dix ans, près de quatre cents cas d'"esclavage moderne" sont passés devant les tribunaux dans la seule région parisienne. Mais pour l'instant, les peines se limitent souvent à une condamnation à la prison avec sursis et ne sont en rien dissuasives.

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